France

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Le peintre français post-impressionniste à l'âme poétique Albert Marquet est un parisien dans l’âme. C’est à la fenêtre de son appartement du quai des Grands-Augustins, le quatorzième jour de janvier 1947, qu’Albert Marquet s’éteignit. Il était en train de peindre une vue de Paris sous la neige. Une thématique récurrente dans son œuvre… L’artiste eut plusieurs ateliers sur les quais et aimait tout particulièrement décrire ces panoramas sur la Seine et ses ponts, autant d’architectures chargées d’histoire devenant les véritables protagonistes de ses compositions. Ses vues plongeantes audacieuses, ses contours estompés, ses effets de miroitement sur l’eau et ses nuances de lumière rappellent les leçons des impressionnistes et des fauves. Mais celles-ci seront bientôt modérées par l’utilisation d’une matière lisse, de formes simplifiées, une recherche d’harmonie tonale et une atmosphère poétique, qui valurent à Marquet d’être surnommé «notre Hokusai» par Matisse. Ce style reconnaissable entre tous fit la célébrité du peintre. Lorsque l’artiste signa l’achat de son appartement, en 1931, il expliqua au notaire, que, en réalité, c’était pour ses fenêtres qu’il le convoitait plus que tout, sa vue sur le pont Neuf avec, à gauche, le quai Conti, à droite celui des Grands-Augustins et, de l’autre côté de la Seine, le quai des Orfèvres. L’endroit est cependant loin de lui être inconnu, étant presque un souvenir d’enfance, un lieu récurrent dans sa vie d’homme et de peintre. Bordelais de naissance, le 27 mars 1875, Albert Marquet arrive à Paris avec ses parents à l’âge de 15 ans. En 1905, quinze ans plus tard, il emménage avec sa mère au 25, quai des Grands-Augustins, entre le pont Saint-Michel et le pont Neuf. Il vivra jusqu’en janvier 1908 dans cet appartement, avant d’occuper l’atelier libéré par son ami Henri Matisse au 19, quai Saint-Michel. À cette époque, il commence tout juste sa série des quais, observés par tous les temps et à toutes les heures du jour. Il est inhumé à La Frette-sur-Seine.