France

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Le peintre post-impressionniste français Paul Gauguin naît à Paris, le 7 juin 1848. Il passe son enfance au Pérou. Jeune, il s'engage dans la marine française jusqu’en 1870. Puis, il devient un agent de change à la Bourse de Paris où sa vie est confortable. En 1874, il rencontre le peintre impressionniste Camille Pissaro, et s'essaye alors à la peinture. Il démissionne de la Bourse en 1883, laisse sa famille à Copenhague, se consacre à son nouvel art et produit ses premiers tableaux. En 1887, il part avec le peintre Charles Laval pour le Panama puis la Martinique, voyages qui l'inspirent beaucoup. Il peint, mais la vie est difficile. Au même moment Van Gogh part vivre à Arles et découvre les chaudes couleurs et le soleil de la Provence et sa peinture évolue considérablement. Il invite Gauguin à le rejoindre et ce dernier y peint en 1888 « la ferme à Arles ». Dans leur atelier, Van Gogh tente de blesser son ami Gauguin avant de se trancher l'oreille avec une lame de rasoir. Gauguin est arrêté puis aussitôt relâché. Rapidement rétabli, Van Gogh peindra son propre autoportrait avec son pansement autour de la tête. Pour Paul Gauguin, cette nouvelle crise de folie marque la fin de leur collaboration dans leur "atelier du Midi". Après un voyage à la Martinique, il se rend en Bretagne en 1888, à Pont-Aven, où, avec d'autres peintres, il développe le synthétisme et devient chef d’un groupe de peintres expérimentaux connu comme la fameuse « École de Pont-Aven ». Sans argent, il cherche à fuir la société occidentale et s'installe en Polynésie, à Tahiti, en 1891. La nature et les vahinés l'inspirent énormément, sa peinture devient plus dépouillée, les couleurs plus vives et les contours moins dessinés. Il peint "Manao Tupapau" (1892) ou encore "Arearea" (1892). Il rentre à Paris en 1894 dans l'espoir de vendre ses nouvelles toiles, mais sans succès. Il retourne à Tahiti, désespéré, seul et miséreux, il peint une oeuvre monumentale, sorte de testament : "D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?" (1897-1898), avant de tenter de se suicider. Il part pour les Marquises en 1901 dans l'espoir de renouveler son énergie et son inspiration. Il retrouve un temps l'impression d'un paradis, et peint "Contes barbares" (1902). Mais très affaibli et épuisé, il meurt le 8 mai 1903 à Atuona sur les îles Marquises. L’écrivain Victor Segalen effectue de 1903 à 1904 un voyage à Tahiti et en Polynésie. Il découvre aux îles Marquises les dernières œuvres de Gauguin, mort trois mois plus tôt. Il les rachète, les sauvant ainsi de la destruction. Les œuvres du peintre sont une grande source d’inspiration pour Segalen, tout au long de sa carrière qu’il exprime dans un recueil reproduisant ces peintures et les textes sous le titre « Hommage à Gauguin, l'insurgé des Marquises ». Paul Gauguin est un des plus grands peintres du XIXe siècle, dont les œuvres annoncent la peinture moderne.