Pays-Bas

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Le peintre néerlandais Jérôme Bosch naît à Bois-le-Duc, au Pays-Bas, en 1450. Son vrai nom est Jeroen ou Hieronymus Van Aken. Issu d’une famille modeste d’artistes qui se consacrent à la peinture à fresques et à la dorure de statues, il est formé dans l’atelier familial où il prend le pseudonyme de Bosch, emprunté à son pays natal, afin de se différencier des autres membres de sa famille. Ses oeuvres, à forte connotation mystique, se caractérisent par la mise en scène de figures satiriques inspirées des bestiaires du Moyen Âge. Bosch passe toute sa vie à Bois-le-Duc où tout se déroule paisiblement entre sa femme, son atelier et la confrérie, ce qui n’empêchera pas sa renommée de s’étendre bien au delà des frontières de son pays natal. Parmi ses oeuvres marquantes, on retient "Jugement dernier" et "Portement de Croix avec sainte Véronique", vraisemblablement exécutée à la fin de sa vie. Son implication dans la confrérie de Notre-Dame, une puissante association religieuse locale, dont il devient le peintre attitré, lui procure les finances nécessaires pour créer en toute sérénité. Quelques une de ses oeuvres sont conservées au musée du Prado à Madrid. Son univers, à la fois réaliste et symbolique, tranche nettement avec celui de la plupart de ses contemporains renommés, comme Van Eyck, Dürer ou Léonard de Vinci. Son style est d'ailleurs repris par les surréalistes du XXe siècle. C’est dans ses lectures et dans l’atmosphère d’hérésie et de mysticisme régnant alors, que Bosch puise une inspiration nouvelle, soit de s’orienter vers des œuvres « sacrilèges » où le religieux se confronte au pêché et à la damnation. L’enfer se mêle au paradis et le satirique à la morale. On y voit sa préoccupation pour l’humanité corrompue condamnée à l'enfer éternel (triptyque du Chariot de foin ) pour avoir tourné le dos à la loi divine. L’obsession du pêché s’illustre dans "les sept pêchés capitaux", "la Nef des fous". le triptyque "Jardin des délices". Le voyage de Bosch à Venise au début du XVIème siècle, donne une nouvelle dimension à sa créativité, on remarque plus d’espace et de paysages. Vers 1510 apparaît une nouvelle évolution avec les tableaux « à demi-figures », représentations de personnages à mi-corps, placés au premier plan, tel "le couronnement d’épines". Les œuvres de Bosch n’étant pas datées, on pense que nombre des peintures portant sa signature ont pu être réalisées par ses successeurs, admirateurs de son œuvre. Il meurt à Bois-le-Duc (Pays-Bas) en 1516.