Gandhi et le communisme


Comme les communistes, Gandhi voulait assurer le respect des droits du plus pauvre des citoyens. Le Mahatma a d√©j√† dit qu’il √©tait un ¬ę¬†communiste non-violent¬†¬Ľ. Ce n’est pas faux mais c’est une simplification excessive. La diff√©rence entre les deux doctrines est beaucoup plus importante qu’il n’en para√ģt √† premi√®re vue. La non-violence n’√©tant qu’un seul facteur.

Il y a plus de ressemblance entre le communisme et le capitalisme qu’entre le communisme et le Gandhisme.

Contrairement aux enseignements de Gandhi, les deux autres groupes estiment n√©cessaire de centraliser le contr√īle du capital, des terres, des industries et de l’agriculture.

Si Marx r√™vait d’une soci√©t√© semblable √† celle de Gandhi, les moyens pour y parvenir diff√®rent. L’un veut atteindre son but dans la non-violence et le respect de la v√©rit√©, l’autre ne consid√®re que le but √† atteindre sans se pr√©occuper des moyens √† prendre pour y arriver.

Pour Gandhi, le principe de base est la vie.

Pour la Mahatma, la plus petite goutte d’eau est aussi purement de l’eau que tous les oc√©ans du monde r√©unis; √©galement, la vie de la cellule la plus minuscule, √† peine visible au microscope, est aussi enti√®re que celle du plus puissant animal ou du plus grand g√©nie de la cr√©ation. Tout vient de la vie et retourne √† la vie. M√™me ce qui nous semble inanim√© a une existence propre. C’est pourquoi la Vie ou la V√©rit√© est √©ternelle.

Pour Marx, le principe de base est la matière.

Marx quant √† lui soutient que le principe de base est la mati√®re; la mati√®re inerte. La mati√®re a exist√© des millions d’ann√©es avant que n’apparaisse la vie et m√™me aujourd’hui, nous connaissons des millions de corps c√©lestes sur lesquels il ne semble y avoir aucune forme de vie. La vie prend naissance dans la mati√®re et se dissout en elle et non le contraire. La vertu et le p√©ch√© sont des inventions humaines. Tout ce qui est anim√© ou inanim√© peut √™tre d√©truit pour servir √† un nouvel usage.

Ces deux positions sont irréconciliables.

Le Gandhisme avec son attachement à la non-violence et le communisme qui considère la violence comme un rapport de force, sont totalement incompatibles.