Abu Dhabi


Abu Dhabi est la capitale fédérale des Émirats Arabes Unis. Contrairement à sa voisine Dubaï, Abu Dhabi est appréciée pour son calme, ses jardins verdoyants et sa Corniche. Malgré une luxueuse modernité très présente, les abudhabiens continuent de pratiquer les us et coutumes ancestraux : la fauconnerie, l’élevage de pur-sang, les courses de chameaux, la culture de dattiers, la décoration au henné…

Abu Dhabi signifie « père de la gazelle » et provient de la légende suivante : une gazelle permit la découverte d’une source à l’emplacement d’un ancien village. Autrefois, il n’y avait qu’un grand château qui dominait ce village : le Fort Blanc, le palais des scheiks.

Bien que cela reste souvent méconnu, Abu Dhabi est un archipel de 200 îles naturelles qui permet de profiter pleinement des plages de sable blanc et des hôtels luxueux.

Elle est une ville, un émirat des Émirats Arabes Unis et sa capitale. Elle compte une population d’un demi-million de personnes.

On y retrouve la 3ième plus grande mosquée du monde.

La ville fut planifiée dans les années 1970 pour une population estimée au maximum à 600,000 habitants. Le paysage urbain est composé de routes organisées en damier et de grattes ciels. Au nord de l’ile, où la population est la plus dense, les routes principales sont flanquées de tours de 20 à 30 étages. On trouve également des villas et des immeubles plus petits. Abu Dhabi est devenue une ville moderne avec de grands boulevards, des tours et de gigantesques centres commerciaux.

Abu Dhabi possède 9% des réserves de pétrole mondiales et près de 5% des réserves de gaz naturel dans le monde. Cette richesse en hydrocarbures explique le fait que les Émirats Arabes Unis ont l’un des PNB les plus élevés au monde.  L’institut pétrolier national, Abu Dhabi National Oil Company a déclaré en août 2006 que les Émirats arabes envisagent d’augmenter la production pour atteindre les 4 Millions de barils par jour d’ici 2010. (Les sables bitumineux de l’Alberta devaient produire 3 M/b par jour en 2010).

Un peu d’histoire

Certaines parties d’Abu Dhabi furent fondées pendant le troisième millénaire avant J.C. Les traditionnelles occupations des nomades étant la pêche et l’élevage de troupeaux, l’histoire de l’état a suivi le même modèle que le reste de la région. La ville d’Abu Dhabi fut fondée en 1791 par la tribu bédouine des Bani Yas avec à leur tête Chakhbut bin Dhiyab. Ils se replièrent dans la région, fuyant les wahhabites du Nejd qui étendaient leur territoire. Alors partie intégrante de l’émirat de Dubaï, Abu Dhabi se constitua en émirat à part entière en 1833.

C’est sous le sheikh Zayed bin Khalifa (1855-1908) que débuta l’ascension de l’émirat, qui réussit à préserver sa souveraineté vis-à-vis des Britanniques et à faire d’Abu Dhabi un des principaux centres du commerce des perles. Une lutte pour le pouvoir s’engage à sa mort, à laquelle Cheikh Shakhbout (1928-1966) met fin.

Au XIXe siècle, les deux branches de la tribu à Abu Dhabi et à Dubaï se séparèrent. Jusqu’au milieu du XXe siècle, l’économie d’Abu Dhabi était essentiellement fondée sur l’élevage de chameaux et la culture de dates et de légumes dans les oasis d’Al-Ain et de Liwa, ainsi que sur le commerce de perles. À l’époque, la plupart des habitations étaient faites de feuilles de palmier ou (barasti), tandis que les familles les plus aisées habitaient dans des huttes faites de boues.

Toutefois, l’introduction des perles de culture japonaise dans les années 1930 fait s’effondrer la pêche des perles, pilier de l’économie de l’émirat.  Le commerce des dattes, le dressage des chameaux, la pêche et la production de légumes dans les oasis d’Al Ain et de Liwa lui permettent de subsister. Des concessions pétrolières furent accordées en 1939 et en 1958 du pétrole fut trouvé.

Au départ, les bénéfices appropriés grâce au pétrole n’eurent qu’un impact marginal. Quelques immeubles furent bâtis et la première route fut construite en 1961, mais le Sheikh Shakhbout, incertain du futur de ces richesses pétrolières, préféra adopter une attitude prudente et conserver le capital plutôt que de l’investir dans le développement. La famille régnante l’écartera du trône en 1966 et c’est son frère, Cheikh Zayid bin Sultan Al Nahyan, qui prendra la tête de l’émirat jusqu’à sa mort en 2004.

Plus visionnaire et ambitieux que son prédécesseur, ce dernier permet à Abu Dhabi de connaître le plus grand développement économique que l’émirat ait connu et de faire de lui le plus riche et le plus peuplé des sept émirats (70% de la richesse, 40% de la population). Routes, écoles, hôpitaux, projets d’électrification, l’émirat et sa capitale éponyme manquent au début de tout ; aussi de nombreux programmes sont-ils lancés dès la fin des années 1960, alors que les premières exportations de pétrole apportent de précieuses devises.

Le 1er août 1972 furent mis sur pied les Émirats arabes unis.

Le gouvernement prend alors conscience du caractère non renouvelable des ressources pétrolières et gazières et donc du besoin de diversifier son économie. Le premier plan quinquennal de la fédération des Émirats Arabes Unis (1980) exprime particulièrement cette volonté gouvernementale de diversifier l’économie et même de développer des sources d’énergies renouvelables. Mais ces plans ne furent que des demi-réussites.

Depuis la fin des années 1990 le gouvernement d’Abu Dhabi réalise un double programme d’ouverture (aux capitaux et investisseurs étrangers) et de privatisation. Cette libéralisation s’ajoutant à une forte appréciation du prix du baril de pétrole en raison des tensions géopolitiques régionales, l’économie d’Abu Dhabi connaît depuis 2002 une croissance « asiatique » comprise entre 5% et 10% par an.

Suite à la mort de son père, c’est le fils aîné de Zayid qui est à la tête de l’émirat et également président de la Fédération des Émirats Arabes Unis. Observateurs internationaux et économistes ont rapidement été rassurés par l’attitude du nouvel émir d’Abu Dhabi qui, comme son père, caractérise sa politique par un dynamisme économique et une prudence diplomatique, notamment en ne se laissant pas, contrairement aux pays voisins, sous la dépendance des États-Unis comme principal, voire unique fournisseur en équipements, matériels et technologies.

Aujourd’hui, c’est une immense ville moderne, étincelante et soignée. Quarante ans plus tôt, ce n’était qu’un pauvre petit village de pêcheurs de poissons et de perles. Abu Dhabi n’est peut-être pas la ville la plus amusante du Golfe, cependant elle ne manque pas d’un certain caractère.

Un peu de culture

La culture et le patrimoine occupent une place fondamentale parmi les priorités en matière de développement du gouvernement émirien.

Dans ce pays relativement neuf, qui abrite une population croissante de jeunes, les vieilles générations craignent vivement que le caractère et l’identité du pays nourris par le mode de vie, les coutumes et les traditions du passé ne disparaissent sous l’effet de la richesse croissante et de la mondialisation. Cette inquiétude est sans doute légitime, notamment au regard de l’influence tentaculaire de la télévision par satellite et d’Internet, mais les valeurs fondamentales ont été préservées.

Toute visite dans une école locale ou un centre d’activité le confirmera : la culture traditionnelle locale demeure bien vivante et continue à s’exprimer dans la musique, la danse, la poésie, les récits oraux et l’art émirien, de même que dans des sports comme la fauconnerie, les courses de chameaux et la voile.

La préservation de la culture et du patrimoine nécessite, notamment, de protéger les traces physiques du riche patrimoine des E.A.U. La priorité a donc été accordée à la préservation d’un grand nombre de ses sites archéologiques et architecturaux sans pareil et de ses manuscrits.

La littérature et les coutumes occupent une grande place dans les programmes scolaires, tandis que les expositions muséales, les villages du patrimoine et la reconstruction de monuments disparus (à partir de photographies, des souvenirs des habitants et de preuves documentaires) ont contribué à créer un contexte et une atmosphère positifs pour cet héritage culturel.

Les activités plus contemporaines telles que le théâtre et le cinéma jouent également un rôle important dans la vie culturelle émirienne, nourrissant l’âme et augmentant le sentiment de bien-être qu’apprécient tant les Émiriens et les expatriés.

L’île de Saadiyat

Cette île aux multiples facettes intéresse un grand nombre de personnes grâce à ses sept districts : Saadiyat culturel, Saadiyat plage, Saadiyat retraite, Saadiyat réserve, Saadiyat marina, Saadiyat promenade et Saadiyat Lagons.

Elle est devenue un centre très actif d’affaires internationales, une endroit calme avec vue sur la mer pour bien vivre, un aimant culturel pour les amateurs d’arts, un repère pour les grands architectes du monde, une destination touristique pour les aimants de très belles plages et un centre d’expériences sportives uniques.

Avec ses bâtiments logeant les institutions d’envergures et désignées par les architectes contemporains les plus renommés de la planète, l’île devient avec ses attraits un endroit irrésistible pour les voyageurs du monde à Abu Dhabi.

Abu Dhabi y accueillera, dans quelques années, cinq grandes et nouvelles institutions culturelles universelles (en construction).

1. Le Louvre Abu Dhabi, de l’architecte français Jean Nouvel, en collaboration avec le Louvre de Paris, mettra l’accent sur des œuvres d’art du monde entier, visant à faire un pont entre l’art de l’est et celui de l’ouest, tenant compte qu’il est situé dans un pays musulman.

2. Le Guggenheim Abu Dhabi, de l’architecte américain Frank Gehry, qui avec ses 45 000 mètres carrés comprendra ses propres collections d’art moderne et contemporain. De plus, il présentera des expositions particulières qui incluront des œuvres de la grande et exclusive collection de la fondation Guggenheim.

3. Le Musée National Abu Dhabi, de l’architecte britannique Norman Foster, en collaboration avec le British Museum qui traitera de l’histoire, de la culture et des transformations sociales et économiques récentes des Émirats.

4. L’Abu Dhabi Performing Art Center, de l’architecte irakienne Zaha Hadid, qui comprendra cinq théâtres, une salle de concert et une maison de l’opéra où les plus grands artistes et ensembles musicaux du monde viendront se produire sur ses scènes.

5. Le Musée maritime, de l’architecte japonais Tadao Ando, célèbrera l’héritage maritime des Émiriens et leur longue relation avec la mer.

Le transport

Un seul aéroport dessert Abu Dhabi : l’aéroport International d’Abu Dhabi. Il est situé à 32km à l’est du centre ville. Trois autoroutes relient l’aéroport au centre ville et débouchent sur une autoroute principale desservant l’aéroport.

Il n’existe ni liaison aérienne ni service de trains, métro ou tramway entre les sept émirats. Cependant, les services de taxis (prix convenables) ou un service de Bus (existant depuis 2005), le « Inter-emirates shuttle » : 200 bus pour relier les différents émirats (dont Abu Dhabi à Dubai). Il est appelé le « Emirates Express ».

Disposer de son propre véhicule permet d’économiser beaucoup de temps. La location de voiture s’avère relativement facile à Abu Dhabi et revient, à peine, plus cher qu’en Occident.

Parmi les destinations les plus sures au monde, Abu Dhabi est idéale pour des vacances en famille où les parcs d’attractions Ferrari World et Yas Waterworld combleront les petits comme les grands.

Photos de haut en bas: Vieux puits, palais du sultan, chameau d’élevage, dessin photographique de la personne du cheikh, barques pour pêches de perles, dessin du futur Musée national, maquette du musée Guggenheim AbuDhabi, le Louvre Abou Dhabi , dessin de l’île Saadiyat, dessin de l’Abu Dhabi Performing art center, dessin de la gare maritime Abu Dhabi.

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