Puerto Rico


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Puerto Rico

Ses premiers habitants, les Taínos, appelaient Puerrto Rico «Boriquén», la «terre du fier seigneur». Une terre sauvage, à la limite des mondes arawak et caraïbe, constellée en son centre de montagnes recouvertes par la forêt tropicale humide.

Que reste-t-il de Puerrto Rico, cinq siècles après la Conquista, de ce paradis terrestre ? Des plages nombreuses, au sable clair et fin, souvent semées de cocotiers, qui attirent chaque année 2,5 millions de visiteurs (pour la plupart américains). Des eaux tièdes pour la baignade. Des baies peu ordinaires, illuminées de nuit par des microorganismes bioluminescents! Porto Rico est un vrai feu d’artifice, à découvrir en kayak… Des pans extraordinaires de forêt préservée, aussi, comme El Yunque, arrosé par 6 mètres de pluies annuelles!

Le Commonwealth de Puerto Rico (espagnol pour « port riche») est un territoire non incorporĂ© des États-Unis, situĂ© dans le nord de la mer des CaraĂŻbes, Ă  l’est de la RĂ©publique Dominicaine et Ă  l’ouest des Ă®les Vierges.

Puerto Rico est un archipel qui comprend l’Ă®le principale de Puerto Rico et un certain nombre de petites Ă®les, dont les plus importantes sont Vieques, Culebra et Mona. L’Ă®le principale de Puerto Rico est la plus petite par la superficie des Grandes Antilles après Cuba, Hispaniola et la JamaĂŻque. Elle est la troisième plus peuplĂ©e avec quatre millions de personnes.

L’Ă®le est Ă©galement connue en espagnol comme « la Isla del Encanto » qui signifie « L’Ă®le de la beautĂ©, du charme magique».

Époque pré-colombienne.

L’archipel n’Ă©tait pas connu avant l’arrivĂ©e de Christophe Colomb. Ce que l’on connait aujourd’hui de la population indigène de Puerto Rico nous vient des rares dĂ©couvertes archĂ©ologiques du dĂ©but de l’ère espagnole. Aujourd’hui, il y a quelques rares dessins et gravures rupestres et d’anciens sites d’activitĂ©s de loisirs qui ont Ă©tĂ© identifiĂ©s avec un certain degrĂ© de spĂ©culation quant Ă  savoir qui en sont les auteurs.

Les TaĂ­nos

Les premières personnes sur l’île furent les OrtoiroĂŻdes, une culture archaĂŻque de la pĂ©riode des chasseurs amĂ©rindiens et des pĂŞcheurs. Des fouilles archĂ©ologiques dans l’Ă®le de Vieques en 1990 ont trouvĂ© les restes de ce qu’on croit ĂŞtre l’homme Arcaico, surnommĂ© « Puerto Ferro », datĂ©s de 2000 ans av. les Igneris (saladoĂŻdes), une tribu de la rĂ©gion de l’OrĂ©noque, dans le nord de l’AmĂ©rique du Sud de 120 et 400 après JC. Les Arcaicos et Igneri ont coexistĂ© sur l’Ă®le du 4e au 10e siècle. Entre le 7e et le 11e siècle, la culture Taino s’est dĂ©veloppĂ©e sur l’Ă®le et environ 1 000 après JC est devenue dominante. Cela dura jusqu’Ă  l’arrivĂ©e de Christophe Colomb.

Christophe Colomb

Christophe Colomb est arrivĂ© Ă  Puerto Rico lors de son second voyage, le 19 Novembre 1493. L’île Ă©tait habitĂ©e par un groupe d’Indiens Arawak connus sous le nom TaĂ­nos. Ils appelaient leur Ă®le « Boriken», en espagnol, « Borinquen ». Colomb nomma l’Ă®le San Juan Bautista, en l’honneur de Saint Jean-Baptiste. Finalement, les commerçants et les visiteurs qui suivirent se rĂ©fĂ©raient Ă  l’Ă®le toute entière avec le vocable Puerto Rico. San Juan est devenu le nom du port principal d’embarquement pour le commerce. En 1508, le conquistador espagnol Juan Ponce de LeĂłn est devenu le premier gouverneur de l’Ă®le.

Les Espagnols

Par la suite, les Espagnols commencèrent Ă  coloniser l’Ă®le. Les Tainos furent exploitĂ©s et rĂ©duits Ă  l’esclavage. En 50 ans, ils Ă©taient menacĂ©s d’extinction par les dures conditions de travail et par les maladies infectieuses europĂ©ennes contre lesquelles Ă  laquelle ils n’avaient aucune immunitĂ© naturelle. Ainsi, l’Ă©pidĂ©mie de variole en 1518-1519 anĂ©antit une grande partie de la population indigène de l’Ă®le. En 1520, le roi d’Espagne Carlos I dĂ©livra un arrĂŞtĂ© royal pour l’émancipation de la population restante des TaĂ­nos qui avait presque disparu.

Les esclaves

L’importation d’esclaves d’Afrique sub-saharienne a Ă©tĂ© introduite pour fournir le travail manuel destinĂ© aux colons espagnols et les commerçants. L’esclavage des Africains a Ă©tĂ© essentiellement limitĂ© aux ports et aux villes cĂ´tières, tandis que l’intĂ©rieur de l’Ă®le continuait d’ĂŞtre essentiellement inexplorĂ© et sous-dĂ©veloppĂ©. Puerto Rico est vite devenu un bastion et un port importants pour l’expansion coloniale espagnole. Plusieurs forts et murs, comme La Fortaleza, El Castillo San Felipe del Morro et El Castillo de San CristĂłbal, ont Ă©tĂ© construits pour protĂ©ger le port stratĂ©gique de San Juan contre de nombreuses tentatives d’invasion europĂ©enne. San Juan Ă©tait devenu un port important pour l’escale de navires de toutes les nations europĂ©ennes qui venaient y chercher l’eau, la nourriture et y conclure des ententes commerciales et faire des Ă©changes de marchandises

 

Les pays européens

 

Puerto Rico a servi de port pour les navires anglais, le Godspeed, Susan Constant et le Discovery, qui contribuaient à l’établissement de la colonie de Jamestown, la première colonie anglaise du Nouveau Monde.

La France, les Pays-Bas et l’Angleterre ont fait plusieurs tentatives pour arracher Puerto Rico Ă  l’occupation de l’Espagne, mais sans succès. De la fin du 17e au dĂ©but du 18e siècle, la colonisation espagnole a continuĂ© Ă  se dĂ©velopper dans les AmĂ©riques du Nord, du centre et du Sud et a crĂ©Ă© les plus prospères colonies de ces continents. Cette distraction de la part de la Couronne espagnole a laissĂ© l’Ă®le de Puerto Rico pratiquement inexplorĂ©e, jusqu’au 19ème siècle. Par la suite, avec la rĂ©ussite des mouvements d’indĂ©pendance dans les colonies espagnoles, l’Espagne dĂ©cida de concentrer son attention sur Puerto Rico considĂ©rĂ©e comme l’une des dernières colonies maritimes espagnoles. En 1779, les citoyens de la colonie portoricaine ont combattu pendant la guerre d’IndĂ©pendance amĂ©ricaine sous le commandement de Bernardo de Gálvez, nommĂ© marĂ©chal de l’armĂ©e coloniale espagnole en AmĂ©rique du Nord. Les Portoricains, sous la direction du Brigadier-gĂ©nĂ©ral RamĂłn Castro, ont participĂ© Ă  la prise de Pensacola, la capitale de la colonie britannique de l’Ouest de la Floride et des villes de Bâton Rouge, Saint-Louis et Mobile.

En 1809, afin de garantir ses obligations politiques avec l’Ă®le, en pleine guerre pĂ©ninsulaire europĂ©enne, la Cour suprĂŞme espagnole reconnaĂ®t Puerto Rico comme une province d’outre-mer de l’Espagne avec le droit d’envoyer des reprĂ©sentants au parlement espagnol comprenant une reprĂ©sentation similaire Ă  celles de la pĂ©ninsule ibĂ©rique, des Ă®les BalĂ©ares et des Ă®les Canaries.

Le premier reprĂ©sentant portoricain au parlement d’Espagne fut Ramon y Power Giralt. Il dĂ©cĂ©da après avoir purgĂ© une peine de trois ans dans les Cortes. Les rĂ©formes lĂ©gislatives et constitutionnelles, en vigueur de 1810 Ă  1814 et de nouveau de 1820 Ă  1823, furent annulĂ©es deux ans plus tard, lorsque la monarchie traditionnelle a Ă©tĂ© restaurĂ©e par Ferdinand VII. L’immigration du XIXe siècle et les rĂ©formes des Ă©changes commerciaux augmentèrent la population europĂ©enne de l’Ă®le et l’Ă©conomie.

Malgré la croissance de plus en plus rapide de l’indépendance des ex-colonies espagnoles des Amériques, Puerto Rico et Cuba continuèrent de croître en importance stratégique pour la Couronne espagnole.

Dans un geste tout Ă  fait dĂ©libĂ©rĂ© pour accroĂ®tre son emprise sur ses deux dernières colonies du Nouveau Monde, la Couronne espagnole dĂ©crĂ©ta l’arrĂŞtĂ© royal de 1815. Cette fois, le dĂ©cret fut imprimĂ© en trois langues: espagnol, anglais et français. Son intention première Ă©tait d’attirer des EuropĂ©ens d’origine non-espagnole, avec l’espoir que les mouvements d’indĂ©pendance perdraient de leur popularitĂ©, grâce Ă  une augmentation de colons sympathiques Ă  l’Espagne.

Ă€ titre d’incitation Ă  l’immigration et la colonisation, des terres libres furent offertes Ă  ceux qui voulaient immigrer dans les deux Ă®les (Puerto Rico et Cuba) Ă  la condition qu’ils jurent leur loyautĂ© Ă  la Couronne d’Espagne et dĂ©clarent leur allĂ©geance Ă  l’Église catholique romaine. Cette campagne fut très fructueuse.

L’indépendance

En 1868, en aliĂ©nation politique avec l’Espagne, un mouvement contre la pauvretĂ© se dĂ©veloppa et conduisit Ă  un soulèvement faible mais significatif, connu sous le nom «Grito de Lares». Il commença dans la ville rurale de Lares, mais fut maĂ®trisĂ© lorsque les rebelles se dĂ©placèrent vers la ville voisine de San Sebastián. Les dirigeants de ce mouvement pour l’indĂ©pendance incluaient RamĂłn Emeterio Betances, considĂ©rĂ© comme le «père» du mouvement pour l’indĂ©pendance de Puerto Rico, et d’autres personnalitĂ©s politiques telles que Segundo Ruiz Belvis. En 1897, Luis Muñoz Rivera et ses adeptes convainquirent le gouvernement libĂ©ral espagnol d’accepter des chartes d’autonomie pour Cuba et Puerto Rico. En 1898, Ă  Puerto Rico, le premier gouvernement autonome fut organisĂ© et l’île devint une «province outre-mer de l’Espagne». Le gouverneur Ă©tait nommĂ© par l’Espagne et avait le pouvoir d’annuler toute dĂ©cision lĂ©gislative prise par les Ă©lus parlementaires. En fĂ©vrier, le gouverneur-gĂ©nĂ©ral Manuel MacĂ­as inaugura le nouveau gouvernement en vertu de la Charte autonome. Les Ă©lections gĂ©nĂ©rales eurent lieu en mars et le gouvernement autonome commença Ă  fonctionner le 17 Juillet 1898.

 

Photos de haut en bas: « Garita » fort del Morro, monument de Christophe Colomb, chapelle « el Cristo », vue ouest fort del Morro, entrée fort del Morro, maison des montagnes sud-est, monument à la liberté au vieux San Juan.